Erbil, la citadelle de nuit photographié par Olivier Prévôt

Erbil, à l’ombre de sa citadelle | Olivier Prévôt

Stimprud Art contemporain, Expositions, Photographie Leave a Comment

Erbil, la citadelle de nuit photographié par Olivier Prévôt
23 novembre – 25 novembre 2018
VERNISSAGE
le vendredi 23 novembre à 18h
HORAIRES : vendredi de 16h – 21h, samedi et dimanche de 10h – 20h

Erbil, à l’ombre de sa citadelle | Photographies d’Olivier Prévôt

Diplômé de SPEOS, Olivier Prévôt a photographié le Moyen-Orient de 2008 à 2014 avant de s’attacher plus à l’écriture comme rédacteur à la revue L’esprit de Narvik et au mensuel Causeur. C’est ainsi qu’il se présente :

« J’ai abordé la photographie passé l’âge de quarante ans.

Je ne sais pas exactement d’où est surgie cette nécessité : entre émotion esthétique, voire érotique, et convocation politique, le Moyen-Orient s’est imposé à moi comme un lieu obligatoire. J’y suis allé, j’y vais encore de manière récurrente, obsessionnelle. De l’Irak au Koweït, des camps palestiniens de Jordanie aux dockers du port de Dubaï, des banlieues syriennes à celle des petites villes kurdes de Turquie ou du Liban, je tente de comprendre autant ce qui s’y passe que ce qui m’y pousse. Comme dans le film éponyme de Joana Hadjithomas, Je veux voir.

Plus photographe en voyage que de voyages, je m’efforce de gommer tout pittoresque excessif, et toute convocation de l’exotisme – celui-ci pouvant toutefois surgir ou s‘insinuer dans ce que je donne à voir, la photographie de reportage oscillant toujours entre une maîtrise tentée et un réel rebelle, un art de la défaite.
Je n’aime pas beaucoup les turbans obligatoires, préférant de loin un maillot de foot sur un corps adolescent à l’abandon, ni l’ocre parfait des bâtiments historiques quand un mur de parpaings inégalement ravalé me raconte tant d’histoires… »

Décédé fin 2016, il a laissé plus de 55 000 photographies inédites.

Olivier Prévôt a effectué deux séjours début 2009 dans le Kurdistan irakien et particulièrement dans la capitale de la région autonome, Erbil. Sa citadelle, inscrite par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité, est le cœur de cette exposition. Autour d’elle, ont été disposés des portraits de personnes qui y vivent, des témoignages de la dégradation du temps et de images de ces petites particularités qui la rendent attachante, comme l’extraordinaire tissage de fils électriques partout dans la ville. C’est un cadre posé pour les futures expositions d’Olivier Prévôt sur le Kurdistan irakien.

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