Olivier Prévôt expose sa série photographique La Mine Ortasu au Studio Galerie B&B

La mine d’Ortasu | Olivier Prévôt

Stimprud Art contemporain, Expositions, Photographie

Olivier Prévôt expose sa série photographique La Mine Ortasu au Studio Galerie B&B
25 mai – 27 mai 2018
VERNISSAGE
le vendredi 25 mai à partir de 18h00
HORAIRES : vendredi de 16h – 21h, samedi de 10h – 21h, dimanche de 10h – 20h

 La mine d’Ortasu | Photographies d’Olivier Prévôt

Diplômé de SPEOS, Olivier Prévôt a photographié le Moyen-Orient de 2008 à 2014 avant de s’attacher plus à l’écriture comme rédacteur à la revue L’esprit de Narvik et au mensuel Causeur. C’est ainsi qu’il se présente :

« J’ai abordé la photographie passé l’âge de quarante ans.

Je ne sais pas exactement d’où est surgie cette nécessité : entre émotion esthétique, voire érotique, et convocation politique, le Moyen-Orient s’est imposé à moi comme un lieu obligatoire. J’y suis allé, j’y vais encore de manière récurrente, obsessionnelle. De l’Irak au Koweït, des camps palestiniens de Jordanie aux dockers du port de Dubaï, des banlieues syriennes à celle des petites villes kurdes de Turquie ou du Liban, je tente de comprendre autant ce qui s’y passe que ce qui m’y pousse. Comme dans le film éponyme de Joana Hadjithomas, Je veux voir.

Plus photographe en voyage que de voyages, je m’efforce de gommer tout pittoresque excessif, et toute convocation de l’exotisme – celui-ci pouvant toutefois surgir ou s‘insinuer dans ce que je donne à voir, la photographie de reportage oscillant toujours entre une maîtrise tentée et un réel rebelle, un art de la défaite.

Je n’aime pas beaucoup les turbans obligatoires, préférant de loin un maillot de foot sur un corps adolescent à l’abandon, ni l’ocre parfait des bâtiments historiques quand un mur de parpaings inégalement ravalé me raconte tant d’histoires… »

Décédé fin 2016, il a laissé plus de 55 000 photographies inédites.

Ici est présentée une sélection de photographies réalisées en août 2009 de la mine de charbon d’Ortasu en Turquie, à la frontière irakienne. La poussière, les mineurs et leur vie, ces montagnes en plein pays Kurde forment des tableaux d’une humanité simple et heureuse aujourd’hui disparue, après les tragiques événements de décembre 2011.