Portraits of Kurdistan, 2008 The Beginning Olivier Prévôt Expo Photo Studio Galerie B&B

Portraits du Kurdistan, 2008 Les Débuts | Olivier Prévôt

Stimprud Art contemporain, Expositions, Photographie

Portraits of Kurdistan, 2008 The Beginning Olivier Prévôt Expo Photo Studio Galerie B&B

5 mai – 8 mai 2017

Portraits du Kurdistan, 2008 Les Débuts | Photographies d’Olivier Prévôt

Diplômé de SPEOS, Olivier Prévôt a photographié le Moyen-Orient de 2008 à 2014 avant de s’attacher plus à l’écriture comme rédacteur à la revue L’esprit de Narvik et au mensuel Causeur. C’est ainsi qu’il se présente :

« J’ai abordé la photographie passé l’âge de quarante ans. Je ne sais pas exactement d’où est surgie cette nécessité : entre émotion esthétique, voire érotique, et convocation politique, le Moyen-Orient s’est imposé à moi comme un lieu obligatoire. J’y suis allé, j’y vais encore de manière récurrente, obsessionnelle. De l’Irak au Koweït, des camps palestiniens de Jordanie aux dockers du port de Dubaï, des banlieues syriennes à celle des petites villes kurdes de Turquie ou du Liban, je tente de comprendre autant ce qui s’y passe que ce qui m’y pousse. Comme dans le film éponyme de Joana Hadjithomas, Je veux voir.

Plus photographe en voyage que de voyages, je m’efforce de gommer tout pittoresque excessif, et toute convocation de l’exotisme – celui-ci pouvant toutefois surgir ou s’insinuer dans ce que je donne à voir, la photographie de reportage oscillant toujours entre une maîtrise tentée et un réel rebelle, un art de la défaite.

Je n’aime pas beaucoup les turbans obligatoires, préférant de loin un maillot de foot sur un corps adolescent à l’abandon, ni l’ocre parfait des bâtiments historiques quand un mur de parpaings inégalement ravalé me raconte tant d’histoires… »

Décédé fin 2016, il a laissé plus de 55 000 photographies inédites. Ici est présenté un ensemble de portraits réalisés au Kurdistan turc en 2008, au début de son travail de photographe, témoignage sensible et généreux, mais aussi historique dans des lieux qu’il est maintenant difficile de visiter sereinement.